Lucy c’est toi, Lucy c’est moi

French version :
Lucy c’est toi, Lucy c’est moi est une installation mêlant photographies et dessins. Le dispositif offre au spectateur un triptyque photographique noir et blanc entouré de vingt dessins sur papier à l’encre noire. La composition met en lien ces portraits de type anthropologiques avec les fragments de l’australopithèque Lucy.

 

Les photographies montrent l’artiste mise en scène telle un sujet d’étude anatomique au même titre que celui du squelette de Lucy. Le travail est une expédition mentale, où il est possible de trouver des fossiles et de d’en faire un inventaire.  La complexité du dispositif, réinterroge l’espace muséal. En effet, la finalité du processus anthropologique n’est –elle pas de classifier l’objet trouvé, de le transformer en document, puis  de l’archiver au sein du musée ?

 

Le titre : Lucy c’est toi, Lucy c’est moi est donc une affirmation qui intègre les dimensions historiques liées à l’origine de l’humanité. Le squelette de Lucy fut longtemps considéré comme le chaînon manquant de l’Évolution. C’est pourquoi, avec ses 3,2 millions d’années, elle demeure dans l’imaginaire collectif la grand-mère de l’humanité. Dinknesh son prénom éthiopien réinterroge à mon sens la question de l’origine et de l’appartenance raciale.

 

Entre archive, document et œuvre, Lucy c’est toi, Lucy c’est moi abolit les frontières pour converger vers l’universel.